Pourquoi exporter un projet électrique en IFC
L’IFC (Industry Foundation Classes) est un format ouvert d’échange de maquettes, indépendant des logiciels de conception. Sur un projet BIM, chaque discipline produit son propre modèle — architecture, structure, CVC, électricité — et l’IFC sert à les réunir dans une plateforme de coordination commune.
Sans format neutre, il faudrait convertir la maquette à chaque échange et perdre des données en route. L’IFC résout ce problème : le fichier s’ouvre dans les outils de coordination du marché tout en conservant la géométrie et les propriétés des objets.
Pour l’électricien, l’enjeu est double. Il s’agit de rendre lisible sa contribution — chemins de câbles, tableaux, appareillages, réservations — et de repérer tôt les conflits avec les autres lots. Un export préparé avec soin limite les reprises en phase chantier, au moment où une modification coûte le plus cher.
GorkyCAD Pro exporte au format IFC directement depuis le modèle unique qui porte les plans, les schémas et les calculs. La maquette transmise et le dossier technique décrivent alors la même installation, sans ressaisie ni risque de divergence.
Ce que transporte le fichier IFC
Un fichier IFC contient à la fois la géométrie des objets et leurs propriétés. Il ne s’agit donc pas d’un simple dessin filaire, mais d’une maquette documentée que les autres intervenants peuvent interroger, mesurer et croiser.
- La position des objets dans le bâtiment : coordonnées, niveau et zone.
- L’encombrement des chemins de câbles, des goulottes et des tableaux.
- La désignation, le repère et le calibre des équipements électriques.
- Des propriétés utiles à la coordination, comme le lot, la phase ou le statut.
Le niveau de détail se choisit selon l’usage. Une vue de coordination privilégie des volumes simples et légers, qui s’ouvrent et se fédèrent rapidement. Un modèle destiné à l’exploitation conserve davantage de propriétés, utiles lors de la maintenance.
Retenez surtout que la qualité du fichier dépend de celle du modèle : un objet mal nommé ou mal placé dans le projet produira un export tout aussi imprécis.
Préparer le modèle avant l’export
Un export réussi se prépare dans le projet, pas au moment du clic. Quelques contrôles suffisent à éviter la majorité des décalages constatés lors de la fédération des maquettes.
- Vérifier l’unité de travail et le système métrique du projet.
- Nommer clairement les niveaux et les zones pour éviter les ambiguïtés.
- Définir un point de référence commun avec les autres disciplines.
- Renseigner les propriétés des équipements : repère, calibre, lot.
- Supprimer les objets temporaires, de test ou restés en doublon.
Ces vérifications prennent quelques minutes et rendent le fichier directement exploitable par la coordination. Elles évitent surtout les allers-retours les plus fréquents : une origine qui ne correspond pas, ou des objets absents parce qu’ils n’avaient pas été nommés.
Le principe est simple : le fichier IFC est un instantané du projet. Il montrera exactement l’état du modèle au moment de l’export, ni plus ni moins.
Réaliser l’export IFC pas à pas
Une fois le modèle préparé, l’export lui-même se déroule en quelques étapes, sans quitter l’environnement de GorkyCAD Pro.
- Ouvrir le projet dans GorkyCAD Pro, directement dans le navigateur.
- Lancer la commande d’export au format IFC.
- Choisir le périmètre : projet complet ou sélection de zones.
- Sélectionner la version de schéma IFC demandée par le projet.
- Nommer le fichier selon la convention de nommage du chantier.
- Lancer l’export et attendre la fin de la génération.
Le fichier produit s’ouvre ensuite dans la plateforme de coordination, prêt à être fédéré avec les modèles des autres lots. Le même modèle unique alimente également les exports PDF, DXF, XLSX, BCF et GLTF, ce qui évite d’entretenir plusieurs sources de vérité.
Prenez l’habitude d’archiver chaque export avec sa date. Lors d’une réunion de coordination, il devient alors facile de savoir quelle version du modèle a été examinée.
Contrôler le fichier avant de l’envoyer
Un export n’est pas terminé au moment où le fichier est créé : il faut l’avoir ouvert et vérifié au moins une fois. Ce contrôle visuel prend peu de temps et prévient la plupart des malentendus.
- Contrôler que tous les niveaux attendus sont bien présents.
- Vérifier l’orientation du modèle et l’emplacement de l’origine.
- S’assurer que les repères des équipements sont visibles.
- Ouvrir un objet et lire ses propriétés principales.
Si un élément manque ou semble mal placé, il est presque toujours plus efficace de corriger le modèle et de réexporter que de tenter d’amender le fichier IFC à la main.
Cette relecture est aussi l’occasion de vérifier que le niveau de détail correspond à l’usage prévu : trop fin, le fichier devient lourd ; trop grossier, il perd l’information utile à la coordination.
Coordonner avec les autres disciplines
Une fois les modèles réunis, la coordination consiste à comparer les volumes et à arbitrer les interférences. Le cycle est simple et se répète à chaque mise à jour des maquettes.
- Fédérer les modèles IFC exportés par chaque discipline.
- Lancer une détection d’interférences sur le modèle fédéré.
- Consigner chaque remarque dans un rapport BCF.
- Corriger la maquette concernée puis réexporter.
Le format BCF (BIM Collaboration Format) sert à transmettre les remarques : chaque point de conflit devient un sujet doté d’un statut, d’un responsable et d’une vue de caméra associée. GorkyCAD Pro exporte également en BCF, ce qui permet de suivre ces échanges sans quitter l’outil.
Bien menée, cette boucle transforme la coordination en un dialogue documenté, plutôt qu’en une succession de corrections implicites difficiles à tracer.
Erreurs fréquentes et vérifications
La plupart des problèmes rencontrés lors d’un export IFC proviennent de causes connues et facilement évitables.
| Problème | Cause probable | Correction |
|---|---|---|
| Maquette décalée par rapport aux autres lots | Origine différente d’un modèle à l’autre | Fixer un point de référence commun |
| Objets manquants dans le fichier | Périmètre d’export trop restrictif | Exporter le projet complet |
| Fichier trop lourd à ouvrir | Niveau de détail trop fin | Utiliser une vue de coordination simplifiée |
| Repères absents | Équipements non nommés dans le projet | Renseigner les propriétés avant l’export |
Avant d’envoyer le fichier, ouvrez-le une fois et contrôlez visuellement les niveaux, les repères et l’orientation. Ce réflexe unique évite la plupart des allers-retours inutiles.
En cas de doute sur la version de schéma IFC, alignez-vous toujours sur la demande du coordinateur BIM plutôt que sur un choix par défaut.
Résumé et prochaines étapes
Exporter en IFC revient à partager proprement son travail avec le reste de l’équipe projet. La qualité du fichier dépend surtout de la préparation du modèle : unités, niveaux, propriétés et point de référence.
Une fois l’export maîtrisé, la coordination devient un échange régulier et traçable, appuyé sur des maquettes à jour plutôt que sur des plans figés.
GorkyCAD Pro réunit la conception, les vérifications selon la CEI 60364 et l’export dans un même environnement du navigateur, avec un fonctionnement possible hors ligne. Le dossier technique et la maquette proviennent alors du même modèle.
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Questions fréquentes
L’export IFC est-il payant ?
L’export fait partie des fonctions de GorkyCAD Pro. Vous pouvez démarrer gratuitement, sans carte bancaire, et tester l’export sur vos projets.
Quel schéma IFC utiliser ?
Le schéma IFC4 est le plus répandu. Le choix dépend surtout de la plateforme de coordination visée : alignez-vous sur la version demandée par le coordinateur BIM.
Puis-je n’exporter qu’une partie du projet ?
Oui, l’export peut porter sur le projet complet ou sur une sélection. Pour la coordination, le projet complet est toutefois préférable afin d’éviter les objets manquants.
Comment suivre les remarques de coordination ?
Le format BCF permet de consigner chaque point de conflit et de le suivre jusqu’à sa résolution. GorkyCAD Pro exporte également en BCF.